Data centers IA : la demande de gaz naturel double en 9 mois de prévisions
BloombergNEF relève sa prévision de demande de gaz naturel des data centers américains à 18 milliards de pieds cubes par jour d'ici 2035 — près du double de l'estimation faite il y a neuf mois seulement, et plus que la consommation combinée actuelle de l'Allemagne et du Japon.
Selon un rapport BloombergNEF relayé le 15 septembre par TechCrunch, les data centers américains pourraient consommer jusqu'à 18 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour (Bcf/j) d'ici 2035 — une révision à la hausse qui représente près du double de la prévision établie il y a seulement neuf mois. Ce volume dépasserait la consommation combinée actuelle de gaz naturel de l'Allemagne et du Japon.
La ventilation du chiffre est éclairante : les data centers dotés de leur propre production électrique (Meta, Microsoft, Google et Amazon développent tous des capacités de production sur site, largement au gaz) représenteraient 2,9 à 3,4 Bcf/j, tandis que les data centers raccordés au réseau électrique tireraient une demande additionnelle d'environ 15 Bcf/j via le secteur électrique — soit une hausse cinq fois supérieure à celle de tous les autres secteurs de l'économie américaine réunis d'ici 2035.
L'impact climatique suit mécaniquement : en appliquant le facteur d'émission de l'Agence internationale de l'énergie (environ 60 grammes de CO2 équivalent par pied cube, extraction et distribution comprises), cette demande additionnelle représenterait environ 1 million de tonnes de gaz à effet de serre par jour, soit approximativement 12 % des émissions totales actuelles des États-Unis. Le rapport souligne également un risque de prix : la course simultanée de plusieurs hyperscalers et des exportateurs de GNL vers les mêmes capacités de gaz pourrait pousser les prix à la hausse.
Angle Cardan-AI : ce doublement de prévision en neuf mois n'est pas qu'une statistique énergétique — c'est un signal d'alerte pour toute entreprise industrielle exposée au gaz naturel comme intrant (électricité, chaleur de process, matières premières pétrochimiques). Les décisions d'investissement en infrastructure gazière (pipelines, turbines, terminaux GNL) engagées aujourd'hui reposent sur une prévision qui vient de se révéler extrêmement instable à peine un an après avoir été fixée — un paramètre de risque que les directions financières des secteurs énergie et O&G devraient intégrer sans délai dans leurs propres scénarios de coûts.
Analyse publiée par
Cardan-AI Intelligence
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